Varèse - Ionisation, pour 13 percussionistes (1933)
Une des premières oeuvres composées uniquement pour percussions.
Interactive Music Table
Premier enregistrement de voix chantée (1860) : Au clair de la Lune
Qui ? Edouard-Léon Scott de Martinville (Où ? français)
Quand ? XIXème siècle, 9 avril 1860.
Quoi ? Le premier enregistrement de voix humaine, audible, est un couplet de la comptine Au clair de la lune (10 secondes environ). La voix aiguë laisse entendre que ce serait un enfant, peut-être la fille ou la femme de Martinville. On le crédite parfois lui-même d’en être l’auteur.
Comment ? L’invention de Scott de Martinville, le phonautographe, permettait simplement de fixer la voix sur du papier, ou dit autrement, d’enregistrer les sons, mais non de les reproduire. C’est un instrument d’étude, de laboratoire, qui n’avait pas de vocation commerciale à grande échelle.
Pourquoi ? Le but de Scott de Martinville était bien de voir et d’étudier visuellement, et non d’entendre, la fixation de la voix gravée sur ce papier. Il s’agissait d’étudier les fréquences de la voix, des voyelles, d’une gamme…
Les premières fois sont toujours émouvantes.
Ce n’est que depuis 2008 que l’on peut entendre ces enregistrements, à la suite des travaux de recherche de passionnés sur les sons premiers, situés en Californie : First Sounds, qui commente ” C’est magique, c’est comme un fantôme qui vient chanter devant vous.”
A l’heure de l’unimédia ou de l’hypermédia, chevauchant texte, image animée et son en un seul clic, il faut insister sur le fait que le concept qui nous paraît si évident aujourd’hui de restitution du son (convertir de l’image en son) était très innovant, et n’apparaît que 17 ans plus tard avec Edison, dont la géniale invention, de 1877, le phonographe permet bien la reproduction du son.
Jacques Dutronc - Là je vais refaire un album, je suis sur le point de, enfin d’essayer de me mettre dans l’idée d’en faire un, ça s’est déjà plus compliqué.
Le journaliste - Et vous avez l’idée ou l’arrière-pensée de faire des concerts?
JD - Oui, c’est possible. C’est peut-être tout ça qui me bloque un peu au départ, il faudrait débrider quelque chose, je ne sais pas quoi. Peut-être un chèque, ça pourrait peut-être m’aider, un énorme chèque.
Commentaires musicaux et notices
Une citation piochée sur un site musical, décrivant avec une minutieuse précision le projet original et bien singulier du musicien :
He seeks his music to address the most important issues: human passion, struggle, rise and fall, love, death and friendship, loneliness, evanescence and eternity.
Alors, faisons une devinette : de qui s’agit-il ? Bach, Boulez, John Lennon, Schonberg, Frank Zappa, James Brown ? Relisez bien.
Il est difficile de parler de musique. Quand on en parle, on parle toujours d’autre chose (du contexte de composition, de la formation, des influences, …).
Avec des généralités pareilles dans les commentaires et les critiques, ça donne envie de reprendre le projet de générateur automatique de critiques et de commentaires musicaux. A venir…
Ceci dit, il s’agissait du compositeur lituanien contemporain (mouai, assez intéressant) Arvydas Malcys

Edit :
Doit-on rester muet pour autant ? ça na n’interdit pas tout propos à son sujet, surtout quand on s’appelle Jankélévitch
« La musique ne nous donne pas la béatitude des dieux, mais elle peut, elle le médicament de la tristesse et le consolament de l’affliction, rallumer en chaque homme, pendant un instant, l’étincelle de joie, faire de chaque homme un demi-dieu. (…) Elle nous découvre à nous-mêmes notre joie profonde, notre joie ignorée, méconnue, notre joie essentielle dissimulée sous les soucis et recouverte par les passions mesquines ; elle nous donne, comme ces chants de purification dont parle Aristote, la joie sans dommage. » (La Musique et l’ineffable, p.159).
(Im)puissance de la représentation : la critique musicale
Diderot, Article « Encyclopédie » de l’Encyclopédie, cité par Gérard Genette. G. Gérard, L’œuvre de l’art, Paris, Le Seuil, op. cit., p. 33.
Un Espagnol ou un Italien pressé du désir de posséder un portrait de sa maîtresse, qu’il ne pouvait montrer à aucun peintre, prit le parti qui lui restait d’en faire par écrit la description la plus étendue et la plus exacte. Il commença par déterminer la juste proportion de sa tête entière ; il passa ensuite aux dimensions du front, des yeux, du nez, de la bouche, du menton, du cou ; puis il revint sur chacune de ces parties, et il n’épargna rien pour que son discours gravât dans l’esprit du peintre la véritable image qu’il avait sous les yeux. Il n’oublia ni les couleurs, ni les formes, ni rien de ce qui appartient au caractère : plus il compara son discours avec le visage de sa maîtresse, plus il le trouva ressemblant ; il crut surtout que plus il chargerait sa description de petits détails, moins il laisserait de liberté au peintre ; il n’oublia rien de ce qu’il pensa devoir captiver le pinceau. Lorsque sa description lui parut achevée, il en fit cent copies, qu’il envoya à cent peintres, leur enjoignant à chacun d’exécuter exactement sur la toile ce qu’ils liraient sur son papier. Les peintres travaillent, et au bout d’un certain temps notre amant reçoit cent portraits, qui tous ressemblent exactement à sa description, et dont aucun ne ressemble à un autre — ni à sa maîtresse.
(Source: discotheka.com)
Sénèque - De la brièveté de la vie
[12,4] Que sont donc ceux qui ont l’esprit sans cesse tendu à composer, entendre et réciter des chansons, qui, forçant leur voix, formée par la nature à rendre des sons simples et faciles, lui font exécuter les modulations apprêtées d’une languissante mélodie ?
Leurs doigts marquent sans cesse la mesure de quelque air qu’ils ont dans la tête, et même au milieu d’affaires sérieuses, dans des circonstances tristes, ils font entendre un léger fredonnement ?
Ces gens-là ne sont pas oisifs, mais inutilement occupés.
Un oui à la vie
Le philosophe Clément Rosset revient au début de l’entretien sur les relations entre sa philosophie tragique, Ravel et le rôle (trop sous-estimé à ses yeux) de la musique chez Nietzsche, en lisant un passage de la Force Majeure (éditions de minuit, 1983).
La seconde partie revient sur le double et la morale.
Molière et la musique : extraits
On connaît le goût de Molière pour la musique, et il a raillé les beaux parleurs, les bavards, les prétentieux, les exaltés dans ses pièces. Les passages sur la musique ne font pas exception et tournent en ridicule les prétentieux.
Deux morceaux choisis :
- Les précieuses ridicules. “Vous avez appris la musique ? Moi ? Point du tout. Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris. Il y a du chromatique là-dedans”
- Le Bourgeois gentilhomme. “Est-ce que les gens de qualité apprennent aussi la musique ?”
(Source: alyon.org)
- Scusi, quando comincia? / Excuse-me, when does it start?
- che cosa? / What?
- il concerto. Quando comincia? / the concert, when does it start?
- é questo che comincia. / It has started already.
- Che?
- Oh, ma sta zitto, per favore. / Oh, stay quiet, please.
Steve Reich : Drumming (1971) > Clés d'écoute
Steve Reich : Drumming![]()


